A propos

Qui suis-je ?

ça pourrait être une proposition d’écriture et ça ne serait sans doute pas la plus facile!

 

J’ai toujours aimé l’idée d’avoir plusieurs vies dans une vie.

Je suis née à Guingamp et j’ai vécu à Washington aux Etats-Unis.

J’ai vécu dix ans à Paris avant de m’installer à Nantes.

J’ai été diplômée de Pharmacie puis employée de librairie.

J’ai dormi dans de grands hôtels et à la belle étoile sous des cieux brillants quelque part sur la terre, le sac de couchage remonté jusqu’aux oreilles. (D’ailleurs, il faudrait continuer à le faire ça, c’est le seul luxe vraiment nécessaire.)

J’ai créé une entreprise, puis je l’ai mise au repos pour écrire un roman.

J’ai travaillé pendant des heures derrière un écran d’ordinateur. Je suis partie marcher des jours entiers, sur le sentier des douaniers, pour finir à la tombée de la nuit, essorée par l’effort mais dépouillée de tout le fatras qui encombre, écrivant à la lumière d’une lampe frontale, sur des carnets tordus, le stylo plume dérapant.

« J’ai la chance d’avoir un très bel avenir derrière moi »

Aujourd’hui, j’explore, j’invente. J’en suis là. 

Avec mes cheveux blonds, mes yeux verts, mon corps résilient, mes livres, mes trente-cinq ans, mes envies, préférant satisfaire mon intuition plutôt que céder au découragement.

Je m’efforce de me lever avec envie et de me coucher sans regret en me sentant exactement à ma place. 

La fidélité à Soi peut parfois, au gré des vents, impliquer des petits ou de grands changements.

La vie est, par essence, mouvement perpétuel. 

On ne change pas pour le plaisir, on change pour faire durer. 

On invente pour durer, pour éviter toute forme de renoncement. 

Ne rien lâcher de Soi, c’est ne rien lâcher des Autres, cela revient au même.

L’enjeu est bien là : il est relationnel. Se lier au Sens, à l’art, à sa famille, à ses amis, à ses amours.

Il faut déserter les modèles, fuir leurs pièges, leurs barbelés invisibles. L'important, c'est d'avoir de l'air, alors tout peut commencer.

Marceline Loridan

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Je note tout. Ça s’étiole sinon. Pour vérifier il suffit d’ouvrir mes vieux cahiers planqués dans des cartons.

J’ai passé les premières années de ma vie à écrire en cachette dans ma chambre. 

J’ai poursuivi sur les routes, en voyage, dans des trains, dans des gares et des halls d’aéroport. 

Je fais des histoires de mes histoires, des histoires qui ne réparent rien mais qui mettent des noms sur des choses et qui, je l’espère, laisseront une trace aussi fine soit-elle. 

Créer c'est vivre deux fois

Albert Camus

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Par ces ateliers, je vous invite à en faire de même. 

L’écriture est une liberté, écrivez ce que vous voulez, ces mots seront les vôtres. 

Il y a une jubilation certaine dans la création.  

Car c'est par l'écriture toujours qu'on pénètre le mieux les gens. La parole éblouit et trompe, parce qu'elle est mimée par le visage, parce qu'on la voit sortir des lèvres, et que les lèvres plaisent et que les yeux séduisent. Mais les mots noirs sur le papier blanc, c'est l'âme toute nue.

Guy de Maupassant

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